La recherche du bien-être est en pleine croissance : ouvrages, articles, reportages, émissions, sites internet et forums en attestent ainsi que l'essor de nombreux produits et pratiques censés nous y conduire (yoga, qi gong, pilates, massages et spas, onguents anti-âge, méditation, cohérence cardiaque,...) et de régimes alimentaires particuliers (sans gluten, végétarien, paléo, sans produits laitiers, jeûne intermittent,...). Le bien-être est souvent associé à la prospérité, la richesse, le bonheur, la qualité de vie, la satisfaction des besoins, la santé.
L'OMS définit cette dernière en 1946 comme "un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité". La notion de bien-être n'étant pas universelle mais subjective et culturelle. Les français interrogés l'associent à la santé, un état de calme, de détente, de sérénité, ainsi que dans le rapport aux autres, mettant en avant l'alimentation, loin devant le sport, la relaxation, le repos, les loisirs et vacances, comme source de bien-être possible...
Contrairement aux anglo-saxons pour qui l'alimentation se réduit à l'apport de calories et de nutriments à l'organisme (bien-être physique), nous autres français percevons l'acte alimentaire comme une source potentielle de bien-être mental (lié au plaisir sensoriel, représentations et émotions positives) et de bien-être social (partager le même repas avec d'autres convives, dans un contexte agréable).
Le bien-être, c'est une "bonne raison" de manger plus de fruits et de légumes frais (et bio). Ils contribuent à préserver la santé, la forme, l'apparence physique de ceux qui les consomment quotidiennement, en quantité et qualité suffisantes. Ils sont source de bien-être mental, ils procurent du plaisir (dégustation, achat sur le marché, préparation, culture d'un potager chez soi).
Dégustés dans un contexte convivial (bien-être social), les fruits et légumes frais constituent un puissant vecteur de bien-être global.
Extrait de "Equation nutrition" n° 169, novembre 2016, chronique de Eric Birlouez, agronome et sociologue, enseignant en Histoire et Sociologie de l'Alimentation.